Carte communale

COUZOU Réunion publique pour présenter le travail sur la carte communale.

Après avoir accueilli les participants, 25 présents, monsieur la Maire retrace le contexte qui nous a amené à cette révision. Notre commune faisant partie de CAUVALDOR ayant élaboré un ScoT (Schéma de Cohérence Territorial) notre urbanisme doit répondre, dans le cadre de la loi et des objectifs définis, à un développement mesuré tout en limitant l'emprise sur les terres agricoles et naturelles. Cette révision nous a permis de réfléchir sur le développement souhaité pour les prochaines années. Certains terrains ouverts à l'urbanisme n'ont pas été attractifs et n'ont donc  pas répondu aux attentes d'éventuels acquéreurs. Actuellement nous sommes au seuil de la réflexion sur le PLUi (Plan Local d'Urbanisme Intercommunal) et devons faire en sorte d'y arriver dans les conditions les meilleures.

Monsieur Toni Perrone, du bureau d'études URBADOC, nous indique que peu de communes organisent une réunion publique pour présenter le document de la carte communale. Cette étape n'étant pas obligatoire mais fait partie de la démarche souhaitée par les élus.

Sont retracées les étapes encadrées par la loi depuis les années 1970. A cette époque la priorité était de bâtir rapidement afin de répondre aux besoins de la population. Malheureusement la conséquence en a été une consommation très importante des surfaces. L'élan était tel que nous arrivions à artificialiser la surface d'un département tous les 10 ans. En 2000 la loi SRU (Solidarité et  Renouvellement Urbain) n'a pu endiguer le phénomène. Au contraire une augmentation de surfaces urbanisées s'en est suivi. En 2014 la loi ALUR (Accès au Logement et Urbanisme Rénové) a dû mettre un frein à ces consommations. Désormais l'urbanisme doit se concentrer dans les vides (dents creuses) des lieux urbanisés et se développer près de l'enveloppe existante ou des lieux déjà bâtis. Des surfaces consommées de 5000 m² pour une maison nous allons devoir envisager de 5 à 6 maisons à l'hectare. Il en est donc terminé des étalements, des « mitages » de nos territoires en empiétant sur les zones agricoles ou naturelles. La réflexion sur la biodiversité devient obligatoire afin que la faune puisse circuler sans rencontrer en permanence des obstacles à leur circulation.  De plus la loi Grenelle II met un focus sur les déplacements automobiles, de plus en plus consommateurs de matières fossiles polluants, mais rendus nécessaires du fait de l'éloignement des habitations pour se rendre dans les bourgs ou les centres urbains ou au travail. Les difficultés se trouvent dans l'application pour le rural de textes faits aussi, ou d'abord pour les villes.

Pour Couzou, construit depuis le couderc sur le rebord du plateau, le bourg ne présente que peu d'espaces disponibles à l'intérieur de l'enveloppe urbaine. De plus, les habitations sont implantées de part et d'autre de la route. Au nord comme au sud le village est encadré par les sièges d'exploitations agricoles. Les lieux relevés les plus propices se trouvent au lieu dit Palaprat, petite unité qui a une configuration permettant l'accueil de constructions. Il en est de même pour Poudurac qui a vu ces dernières années, sur la partie est, des constructions contemporaines s'y implanter. La partie ancienne et traditionnelle ne se trouvant pas en co-visibilité. Quelques terrains seront ouverts à la construction. Au total peu de constructions envisagées mais largement suffisantes au regard des années passées.

L'arrivée du PLUi permettra de définir des critères (implantations, orientations, couleurs, pentes de toit…) ce qui actuellement n'est pas possible. Notre village a un caractère préservé avec une identité du causse forte. Il pourrait être dommageable d'ouvrir certains lieux. La partie nord est, vers Rocamadour sera inscrite dans le cadre du PLUi. Une réflexion a été amorcée avec la création d'une bande herbeuse faisant pendant au couderc de l'autre côté du village. Les maisons en retrait, permettraient un éloignement de l'exploitation agricole. Une unité serait ainsi recréée avec une aération de l'entrée du village. La sensibilité du lieu nous a amené à différer cette urbanisation lorsque les outils de réglementation nous seront disponibles. Le terrain situé derrière la mairie mérite aussi toute notre attention pour réussir un bâti bien intégré.

Aujourd'hui la carte communale nous permet pas de protéger le caractère de notre commune. La situation de Couzou, porte d'accès vers Rocamadour, est aussi une chance pour notre attractivité.

Les échéances : l'enquête publique sera annoncée par voie de presse et d'affichage dans la commune. Un commissaire enquêteur recevra les personnes en mairie. Chacun pourra consulter les documents durant une période donnée, demander des explications et pourra faire, par écrit, des remarques, des demandes de rectification ou des propositions  sur la constructibilité. Pour la crédibilité des demandes il est nécessaire de motiver et étayer les interventions. Actuellement nous sommes dans l'attente de la validation du DOO (Document d'orientation et d'Objectif) du ScoT de CAUVALDOR. La carte communale sera approuvée ensuite.

Quant au PLUi, étant actuellement à CAUVALDOR, une échéance maximum de 3 ans. Si nous souhaitions  rejoindre la communauté de Labastide-Murat, comme c'est envisagé, le PLUi est actuellement en cours et nous pourrons y être intégré rapidement. Le terme sera plus court.

 

Après des échanges et questions posées, les participants ont trouvé positif cette rencontre qui a permis à tout le monde d'avoir des informations et le cheminement qui a permis d'arriver à l'élaboration de ce document. Celui-ci est disponible en mairie et sera mis en ligne sur le site de la commune afin que tous les habitants, qu'ils soient permanents ou présents en période estivale, puissent en prendre connaissance.